Mars, et ça repart !

Avril,   des événements ne perdons pas le fil !

Nous nous sommes quittés, en mars, en plein printemps des poètes, en pleine période électorale et en plein carnaval ! Les trois à la fois ! Quel mélange subtil !

Commençons par le carnaval : C’est en fantôme que je me suis déguisée, en fantôme de chouette, photo à l’appui. Chez vous, les humains, les fantômes hantent les châteaux et vieilles demeures, de nuit, en poussant des « ouh ! ouh ! ouh ! »
horribles et effrayants.

 

 

Donc, familière des chuintements nocturnes et déplaisants aux oreilles humaines, c’est muette et de jour que je me « mus » dans vos rues et donc en blanc fantomatique que je « muai ». Accompagnée de Bernadette et de quelques congénères, c’est en toute discrétion que notre petit groupe de volatiles anonymes se posta ici et là, écoutant et enregistrant les bavardages humains inhabituels.

 

 Nous n’y comprîmes pas grand-chose ! Non pas que les propos entendus l’aient été dans une langue à nous étrangère, mais plutôt que les échanges furent souvent si peu sympathiques, voire agressifs, que nous ne savions plus qui défendait quoi, qui accusait qui …. Mais à qui en voulaient-ils donc ? A moins que nous n’ayions assisté à des répétitions de poésie en slam local ? A quand la « générale » ? et où ? 

Notre période électorale est terminée. Plusieurs tours de clocher furent nécessaires à l’élection complète et définitive de notre MAIRE ( souvenez-vous : Mouvement Ardennais Indépendant et Réaliste des Effraies). Certains volatiles, après  plusieurs mandats, avaient cru à leur réélection facile, d’autres se sont demandés dans quelle galère ils s’engageaient….

 Peu importe ! Les élus de tous les clochers ont promis d’agir, sans esprit de clocher,  pour le bien de toutes les chouettes du canton. Donc, plus de chamailleries, de discussions stériles, de menaces heureusement jamais mises à exécution, de critiques assassines à l’encontre de ceux qu’on fréquentait peu avant ….Non ! L’intérêt général avant tout ! Et avec le sourire démocratique d’usage ! Et un sourire de chouette, « ça vaut son pesant d’or ». Soyons francs : parmi nous (et vous ?), il en est qui rient « jaune », ont le teint pâle, la mine maussade, voire qui sont devenus « fantomatiques », ne fréquentant plus les rues du village….

 

Mais qui donc ? Qui donc a arraché et volé le groseillier récemment planté ?

Pourtant, la vie continue. Preuve en sont les jeunes feuilles des végétaux récemment replantés, rue de l’enclos. L’herbe semée essaie, tant bien que mal, de croître par temps sec et en milieu terreux hostile, avec le soutien moral, liquide  et quasi quotidien des riverains. Un prochain orage contribuera peut-être à la croissance de ces nouvelles pelouses, agrémentant ainsi la rue refaite de neuf.

 Dommage que les jolis pavés situés près de l’abreuvoir aient déjà à supporter, surtout à l’approche du week-end, l’eau sale et savonneuse généreusement rejetée par des propriétaires de voiture qui ne souhaitent pas polluer leur jardin et utiliser l’eau qui sort de leur robinet. D’accord, ça s’est toujours fait ! Mais la loi humaine française interdit ce « tout à la rivière ». Le ruisseau, aux rives bien nettoyées depuis peu, accueille, au niveau de la place, quelques poissons. Espérons qu’ils ne soient pas allergiques aux détergents !

 

 

Marie-Pontoise ou lapin ?

Et les oeufs, me direz-vous ? Ceux déposés par les cloches de retour de Rome (dont la belge Marie-Pontoise) ou le lapin de Pâques de passage par le village ? Toujours brillants et colorés, cette année encore, ils ont attiré les jeunes humains. Quant à nous, les chouettes, nous les surveillons attentivement, nos œufs ! Bientôt ils se fissureront et laisseront apparaître de jolies petites boules blanches et affamées. Mais cela est une autre histoire !

A +,

 votre Geogeo en fin de couvaison

 

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